Projet Artistique et Culturel «Découvrir un centre d’art contemporain»

Classe de 4ème 2 du collège Edouard Branly & la Maison d’Art Bernard Anthonioz

La classe à PAC, le projet

-Naël Abidi : « Lors de ce projet : « découvrir un centre d’art contemporain » nous nous sommes rendus à six reprises à la Maison d’Art Bernard Anthonioz (MABA) pour découvrir des expositions et en créer une. »

-Simon Dhrami : « Ce projet avait pour ambition de nous faire réfléchir à l’art tout en abandonnant le contexte de la beauté d’une oeuvre, qui est totalement subjectif. Nous avons donc pu prendre conscience des motivations et des intentions des artistes que nous avons vus à la MABA.»

La Maison d’Art Bernard Anthonioz, ses missions et son histoire

- Alexis Leroux : « Nous avons découvert l’histoire de la MABA et son rôle. »

- Assia Allaoui : « Aujourd’hui c’est une maison d’art qui expose des oeuvres d’artistes contemporains. »

- Eliott Nahon : « La Maison d’Art Bernard Anthonioz n’est pas un musée mais une Maison d’Art. La différence est que, contrairement à un musée qui conserve les oeuvres, une maison d’art ne conserve pas les oeuvres. Elle expose temporairement des oeuvres d’art contemporaines de petits artistes.

La structure qui héberge la MABA est une ancienne maison habitée par Madeleine Smith-Champion (1864 – 1940). Sa soeur Jeanne, habitait la maison voisine aujourd’hui maison de retraite pour artistes. Ces deux demeures ont été construites au XVIIe siècle.

Nous avons choisi d’aller à la MABA pour notre projet du fait de sa proximité avec le collège. La MABA appartient aujourd’hui à la FNAGP, Fondation Nationale des Arts Graphiques et Plastiques.La première visite de notre projet avait pour but, dans un premier temps de nous initier aux différents types d’oeuvres d’art et d’expositions. Nous avons découvert de nouveaux types d’oeuvres qui souvent nous étaient inconnus. »

- Gaston Glaser : « Cette maison d’art se situe à côté de mon établissement scolaire. C’est étrange car je l’avais déjà observé mais je n’y avais jamais vraiment prêté attention. La maison d’art a un gigantesque et somptueux jardin. »

- Lou-Anne Goetz : « Ce projet m’a permis de découvrir la MABA, je passais régulièrement devant sans vraiment savoir ce que c’était. Le projet avait pour but de développer notre imagination et changer notre regard sur l’art, nous inciter à pratiquer l’art en faisant des photographies, de la peinture ou autre. »

Rencontre avec l’équipe

- Eliott Nahon « Lors de la visite suivante, nous avons fait connaissance avec l’équipe de la MABA et avons visité les locaux. L’équipe de la MABA nous a présenté les différents métiers et leur fonction dans une maison d’art et un musée. »

- Maxence Le Dô : L’équipe se compose de trois personnes : la directrice, le régisseur et la médiatrice.

- Mathis Leclerc : « Nous avons aussi accroché des tableaux avec le régisseur et la petite équipe de la MABA. »

Visite de l’exposition : Je suis du bord, Patrick Bernier & Olive Martin

- Andrew David : « Nous avons visité plusieurs expositions de photographies sur des thèmes différents. Nous avons commenté, interprété les expositions et essayé de comprendre les messages des artistes. »

- Ambre Moucle : « L’ exposition Je suis du bord de Patrick Bernier et Olive Martin m’a marqué car elle sortait de l’ordinaire, l’ambiance de l’exposition nous mettait à la place des personnes dans les oeuvres. L’exposition était présentée sous forme de vidéos dans des salles plus ou moins sombres ou encore avec une intensité sonore différente. Cette exposition nous a mené à un débat pour essayer de comprendre les points de vue de chacun, on a pu comprendre que l’art est un moyen de partage, il nous permet d’avoir un opinion par rapport à ce que l’on peut voir ».

- Kelya Colleu « L’exposition Je suis du bord nous a montré le contraste entre un mémorial sur l’abolition de l’esclavage et un bateau en pleine croisière. Ce que j’ai aimé dans cette exposition et que c’était sous forme de vidéos. Ces vidéos avaient un lien avec notre travail en histoire géographie. Le contenu de l’exposition ne m’a pas forcément passionné mais la manière dont l’histoire était racontée était intéressante. »

Visite de l’exposition : Aller et retour dans la chambre blanche, Denis Roche

- Simon Dhrami : Nous avons pris conscience des intentions de Denis Roche pour son exposition : connaître les intentions et les manières d’un artiste pour réaliser une oeuvre d’art est bien plus intéressant que de vaguement lire le cartel d’un tableau. Ce que j’ai retenu de cette séance ce sont les manières si singulières et subjectives d’un artiste pour réaliser une oeuvre.

- Clémence Leclair : « Nous avons visité l’exposition de Denis Roche Aller et retour dans la chambre blanche. C’est une exposition que j’ai bien aimé car Denis Roche jouait beaucoup avec les reflets, il fallait parfois réfléchir pour comprendre et j’ai bien aimé l’idée de prendre les mêmes photos mais avec un an d’écart.

- Kelya Colleu : « L’exposition Aller et retour dans la chambre blanche, est celle que j’ai préféré. J’ai beaucoup aimé l’usage du noir et blanc et des reflets par Denis Roche.

- Ludivine Franchitti : « J’ai trouvé fascinant la façon que Denis Roche avait de faire des photos originales à partir d’un objet ordinaire. «

Séance d’atelier avec Anne-Lise Broyer, artiste-intervenante

- Naël Abidi : « Après avoir visité l’exposition de Denis Roche, nous avons rencontré la photographe Anne-Lise Broyer qui nous a expliqué son métier et avec laquelle nous avons fait un atelier de photographie avec des miroirs dans le parc de la MABA.

- Anne-Lise Broyer : «Cet atelier de 3 heures a pour objectif de construire des photographie à partir du principe de la mise en abîme, principe souvent utilisé dans l’oeuvre de Denis Roche. Jouant avec les reflets, la lumière, les ombres, la mise-en-scène, par groupe de deux, les élèves doivent obtenir une image forte composée d’un espace réel dédoublé par son reflet dans l’espace virtuel du reflet situé à l’intérieur du champ photographique. Autrement dit, il s’agit de fabriquer une photographie qui est un emboîtement de cadres dont chacun enferme une réalité qui est aussi une représentation en elle-même.»

- Rohanna Tan : « Nous sommes retournés à la MABA pour réaliser un atelier plastique. Nous avons pris des photos avec pour exemple les photographies d’Anne-Lise Broyer en relation avec le miroir et le reflet. Nous avions à notre disposition des miroirs qu’on pouvait manipuler pour nous aider à prendre les photos. Ce travail nous a permis d’exprimer nos démarches et de partager nos idées et nos créations avec les autres.

- Mathis Lerclerc « Avec Mattéo on a réussi à faire le sujet, mais quelques photos étaient ratées. Ça m’a plu car on était en dehors des murs et du travail. Ça m’a beaucoup aidé à me concentrer.

- Alexis Oberti : « La séance suivante nous avons fait un atelier. Pour moi c’est le meilleur moment que j’ai passé à la MABA. La séance consistait à photographier à l’aide de miroirs la nature ou soi-même, faire quelque chose d’artistique. »

- Simon Dhrami : « Nous avons réalisé une série de photos par groupe de trois dans le giganstesque parc de la MABA. Cette sortie est de loin la plus intéressante car, nous nous mettions vraiment à la place de l’artiste et non à la place du spectateur. »

Visite de la Maison Nationale des Artistes et rencontre avec ses résidents

- Ambre Moucle : « Nous avons également eu l’opportunité de visiter la Maison Nationale des Artistes qui est une maison de retraite dans laquelle nous pu rencontrer des artistes accomplis qui ont partagé leur vision de l’art, c’était un moment très agréable et bénéfique pour nous tous. »

- Harold Breugnot : « Ces personnes âgées nous ont expliqué ce qu’elles avaient fait, peint, sculpté… »

Visite de l’exposition : Contre Nature, Jürgen Nefzger

- Adrian Velic : « Lors de notre dernière visite, nous avons découvert l’exposition Contre Nature de Jürgen Nefzger. »

- Eliott Nahon « Jürgen Nefzger travaillait en couleur majoritairement. Il représentait des lieux publics vides de monde et des panneaux blancs. L’artiste représentait des stations de ski jamais terminées, des complexes touristiques jamais terminés alors qu’ils étaient en travaux. Tous ces bâtiments ou constructions se trouvaient en Grèce ou en Espagne lors de la crise économique de 2010.»

- Natacha Heindryck-Santos : « Dans l’exposition Contre Nature on a vu des photos de lieux qui avaient l’air abandonnés, presque apocalyptiques. C’était des images d’objets artificiels qui se sont incrustés dans la végétation donnant l’air désaffecté, mais en même temps calme. On voit bien la marque de l’homme qui change la nature, le monde.

- Hippolyte Guasp : « C’est la séance qui m’a le plus plu.

Restitution & conclusion

- Eliott Nahon « Notre dernière séance consistait en la préparation de la restitution des photos que nous avons prises lors de l’atelier plastique. Nous devions choisir une image, la meilleure que nous avions prise. Ensuite, il fallait rouver trois mots qui reflètent notre image puis un texte, en rapport avec cette même image. »

- Natacha Heindryckx-Santos : « La MABA nous fait réfléchir sur l’art. Ça nous fait voir que tout peut être de l’art, si tu le regardes d’une autre perspective. LA MABA nous a fait découvrir que même nous, on peut faire de l’art avec des objet simples. Je n’étais pas là ce jour là, mais quand je vois les photos que mes amis ont prises, avec juste un appareil photo, un miroir l’environnement, je me dis qu’on peut créer des choses incroyables et même magnifiques.

- Julia Schachter « Ce projet m’a ouvert l’esprit sur l’art et les différentes manières dont on peut le représenter. Cela m’a aussi permis de découvrir un lieu devant lequel je passais régulièrement.

- Lou-Anne : « Ce projet a développé mon sens créatif que je n’avait pas forcément avant. Cela m’a permis de découvrir l’art sous un autre angle. »

- Harold Breugnot : « Au premier regard cela ne me plait pas, car je n’aime du tout l’art, cela m’ennuie terriblement. En fin de compte, je me suis rendu compte que l’art est un moyen de faire passer des messages et que cela est très intéressant. Maintenant que j’ai visité la MABA j’y porte largement plus d’attention. »

Élèves participants : Abidi Nael, Allaoui Assia, Boucheron Seguin Océane, Breugnot Harold, Cocozza Mattéo, Colleu Kelya, Cosmao Dumanoir Simon, David Andrew, Dhrami Simon, Franchitti Ludivine, Glaser Gaston, Goetz-Leroux Lou- Anne, Guasp Hippolyte, Heindryckx-Santos Natacha, Laagab Helena, Leclair Clemence, Leclerc Mathis, Le Du Maxence, Leroux Alexis, Moucle Ambre, Nahon Eliott, Oberti Alexis, Poivert De Tayrac Laura, Schachter Julia, Soutif Valentine, Tan Rohanna et Velic Adrian.

Ce projet a été initié par la Maison d’Art Bernard Anthonioz à Nogent-sur-Marne et réalisé par les élèves de la classe de quatrième du collège Edouard Branly à Nogent-sur-Marne dans le cadre d’une classe à PAC (Parcours Artistique et Culturel) avec la complicité d’Anne-Lise Broyer artiste-intervenante et de leur professeur de Lettres Madame Texsier.

Partenaires : La délégation académique à l’éducation artistique et à l’action culturelle (DAAC de Créteil),

Le collège Edouard Branly à Nogent-sur-Marne et la Maison d’Art Bernard Anthonioz, établissement de la Fondation Nationale des Arts Graphiques et Plastiques.

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